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Passion · Pardon · Confiance · Charité

Neuvaine de la Miséricorde divine

Neuf jours pour conduire le monde au Cœur ouvert du Christ, recevoir la paix du Ressuscité, intercéder pour toutes les âmes et devenir soi-même un visage de sa Miséricorde.

Du Vendredi saint au samedi après Pâques pour préparer le Dimanche de la Divine Miséricorde, ou à tout moment pour une intention personnelle et le salut du monde.

Le nom de Dieu révélé par Jésus

La Miséricorde divine est-elle une dévotion récente ?

Ses formes liées à sainte Faustine sont récentes, mais son contenu traverse toute la Bible. Dieu entend le cri de son peuple, pardonne l’infidélité et se révèle « tendre et miséricordieux ». En Jésus, cette Miséricorde prend un visage, une voix et des mains.

Le Christ mange avec les pécheurs, touche les exclus, relève la femme adultère, cherche la brebis perdue et raconte le Père courant vers son fils prodigue. Il ne nie jamais le péché : il en libère. À ceux qu’il pardonne, il ouvre un avenir.

La dévotion n’ajoute donc pas un autre Évangile. Elle concentre le regard sur son centre : Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils afin que le pécheur puisse revenir, vivre et devenir à son tour miséricordieux.

La Miséricorde n’appelle pas le mal « bien ». Elle refuse que le mal prononce le dernier mot sur une personne.

Du Calvaire au soir de Pâques

Pourquoi le Cœur transpercé du Christ est-il la source de la Miséricorde ?

Sur la Croix, un soldat ouvre le côté de Jésus et il en sort du sang et de l’eau. L’Évangile de Jean contemple un signe fécond : le Crucifié donne tout, jusque dans la mort. La tradition y reconnaît la source de la vie sacramentelle de l’Église.

Le sang évoque le sacrifice et le don eucharistique. L’eau rappelle le Baptême et l’Esprit Saint. Dans l’image demandée à Faustine, les deux rayons pâle et rouge reconduisent à ce même mystère. Leur origine n’est ni l’émotion ni une énergie anonyme : elle est la Passion du Fils de Dieu.

Le deuxième dimanche de Pâques proclame Jean 20. Le Ressuscité montre ses plaies, donne sa paix et confie aux Apôtres le ministère du pardon. La Miséricorde divine est ainsi inséparable de la Résurrection, de l’Église et de la réconciliation sacramentelle.

Une religieuse polonaise au cœur du XXe siècle

Qui était sainte Faustine Kowalska ?

Helena Kowalska naît le 25 août 1905 à Głogowiec, en Pologne, dans une famille paysanne pauvre et croyante. Après quelques années d’école et du travail comme domestique, elle entre en 1925 dans la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde à Varsovie. Elle reçoit le nom de sœur Marie-Faustine.

Sa vie religieuse extérieure est humble : cuisine, jardin, porterie et tâches domestiques. Intérieurement, elle rapporte des rencontres avec Jésus, des appels à prier pour les pécheurs et une connaissance profonde de la Miséricorde. Sur l’ordre de ses confesseurs, notamment le bienheureux Michał Sopoćko, elle écrit son Petit Journal.

Atteinte de tuberculose, elle meurt à Cracovie le 5 octobre 1938, à trente-trois ans. Jean-Paul II la béatifie en 1993 puis la canonise le 30 avril 2000. L’Église ne la propose pas seulement en raison de phénomènes mystiques, mais pour sa réponse héroïque à la grâce dans la confiance, l’obéissance et la charité.

Une expérience privée soumise à l’Église

Comment recevoir les paroles du Petit Journal ?

Faustine présente de nombreuses paroles comme reçues intérieurement de Jésus. Elles appartiennent au domaine des révélations privées. Elles ne complètent pas la Révélation publique accomplie dans le Christ et n’obligent pas les fidèles comme un dogme.

Le texte a connu une période d’interdiction en 1959, principalement dans un contexte de traductions fautives et d’informations incomplètes. Après un nouvel examen fondé sur les documents polonais, cette notification fut levée en 1978. Cette histoire invite à conjuguer ferveur et prudence.

Une règle de lecture

Toute parole du Journal doit être comprise selon l’Écriture, le Magistère, la liturgie et les sacrements. Une interprétation qui abolirait la conversion, la confession, la liberté ou la responsabilité contredirait précisément le message de la Miséricorde.

Cinq chemins vers l’unique mystère pascal

Quelles sont les principales formes de la dévotion ?

L’image

Jésus ressuscité bénit et laisse jaillir de son Cœur les rayons du sang et de l’eau, avec l’invocation de confiance.

La fête

Le deuxième dimanche de Pâques célèbre liturgiquement le Ressuscité qui apporte la paix et le pardon.

Le chapelet

Une supplication au Père qui présente l’offrande du Fils et implore la Miséricorde pour le monde entier.

La neuvaine

Neuf jours d’intercession, traditionnellement du Vendredi saint à la veille du Dimanche de la Miséricorde.

L’Heure de la Miséricorde

À quinze heures, ou lorsque cela est possible, une mémoire priante de la Passion et de la mort de Jésus.

La vie miséricordieuse

Le critère indispensable : accomplir la miséricorde par l’action, la parole et la prière.

Le Ressuscité vient à notre rencontre

Que signifie l’image de Jésus Miséricordieux ?

Le 22 février 1931 à Płock, Faustine rapporte une vision de Jésus vêtu de blanc, une main levée pour bénir et l’autre touchant son vêtement sur la poitrine. Deux rayons en sortent. Elle reçoit la mission de faire peindre cette image et d’y inscrire : « Jésus, j’ai confiance en toi. »

La première image est réalisée à Vilnius en 1934 par Eugeniusz Kazimirowski, sous le regard de Faustine et avec l’aide du père Sopoćko. D’autres versions se diffuseront, notamment celle d’Adolf Hyła. La dévotion ne dépend pas d’un style artistique unique : le visage peint doit conduire au Christ vivant.

La main qui bénit

Le Ressuscité n’avance pas pour condamner, mais pour donner la paix et relever.

Les plaies

La Résurrection n’efface pas la Croix : elle révèle que l’amour blessé a vaincu la mort.

Les deux rayons

Ils renvoient au sang et à l’eau, à l’Eucharistie, au Baptême et à la vie de l’Esprit.

L’inscription

La confiance n’est pas une émotion garantie : c’est remettre sa vie au Christ et obéir à son Évangile.

Présenter au Père l’offrande du Fils

Comment comprendre et réciter le chapelet de la Miséricorde divine ?

Faustine rapporte avoir reçu cette prière en septembre 1935. Elle se récite sur un chapelet ordinaire. Son langage est profondément eucharistique : elle s’adresse au Père et lui présente le Corps, le Sang, l’Âme et la Divinité de son Fils bien-aimé.

  1. Commencez par le signe de la Croix. Placez toute la prière dans la communion trinitaire.
  2. Récitez le Notre Père, le Je vous salue Marie et le Credo. Ces prières peuvent être précédées des invocations d’ouverture usuelles.
  3. Sur les gros grains. Offrez au Père son Fils bien-aimé, en réparation de nos péchés et de ceux du monde entier.
  4. Sur les dix petits grains. En raison de la douloureuse Passion du Christ, implorez la Miséricorde pour nous et pour le monde.
  5. Après les cinq dizaines. Proclamez trois fois la sainteté de Dieu et demandez sa Miséricorde pour le monde entier.
  6. Terminez dans la confiance. Présentez les vivants, les défunts et particulièrement les personnes proches de la mort.

Ce chapelet ne répète pas le sacrifice du Christ et n’ajoute rien à la messe. Il est une prière d’intercession qui s’appuie sur l’unique offrande du Calvaire, rendue sacramentellement présente dans l’Eucharistie.

Porter toutes les âmes à la source

Quelle différence entre le chapelet et la neuvaine ?

Le chapelet est une forme de prière que l’on peut réciter à tout moment. La neuvaine organise neuf jours consécutifs d’intercession. Dans le Journal, deux réalités proches apparaissent : la demande de réciter le chapelet pendant neuf jours avant la fête, et une série d’intentions particulières confiées à Faustine pour chaque jour.

Ces intentions élargissent le cœur : l’humanité et les pécheurs, les prêtres et consacrés, les fidèles, ceux qui ne connaissent pas encore le Christ, les chrétiens séparés de la pleine communion, les doux et les enfants, les apôtres de la Miséricorde, les âmes du purgatoire et les âmes tièdes.

Les formulations historiques portent parfois le vocabulaire de leur époque. Il faut les prier sans mépris ni jugement sur les personnes. Intercéder signifie désirer pour chacun la lumière, la liberté et la communion que Dieu offre, jamais contraindre les consciences.

Se tenir au pied de la Croix à quinze heures

Qu’est-ce que l’Heure de la Miséricorde ?

Quinze heures rappelle traditionnellement l’heure de la mort du Christ. Faustine rapporte l’appel à s’immerger à cette heure dans sa Passion et à implorer la Miséricorde, surtout pour les pécheurs. Il peut s’agir d’un chemin de Croix, d’une visite au Saint-Sacrement ou d’un bref regard intérieur vers Jésus crucifié.

Le chapelet est très souvent prié à quinze heures, mais l’Heure et le chapelet ne sont pas identiques. On peut réciter le chapelet à n’importe quelle heure. Si le travail, les soins ou un autre devoir empêchent de s’arrêter, une invocation brève suffit.

Quinze heures n’est pas une heure magique : c’est une mémoire d’amour. La fécondité vient de la Passion du Christ, non du mouvement d’une horloge.

Le deuxième dimanche de Pâques

Pourquoi l’Église célèbre-t-elle le Dimanche de la Divine Miséricorde ?

La fête demandée dans le Journal correspond au deuxième dimanche de Pâques, terme de l’Octave pascale. Jean-Paul II étend en 2000 à toute l’Église la dénomination de Dimanche de la Divine Miséricorde, le jour même où il canonise Faustine.

Ce choix ne plaque pas une dévotion étrangère sur la liturgie. L’Évangile proclamé ce dimanche montre le Ressuscité entrant dans le Cénacle, offrant sa paix, montrant ses plaies et instituant le ministère du pardon. La liturgie possédait déjà le cœur du message.

Le centre de la journée est donc la messe, non une pratique parallèle. Les prières, l’image et le chapelet préparent à écouter la Parole, à recevoir la réconciliation et à communier au Christ vivant.

Un don de l’Église à recevoir dans la conversion

Que signifie l’indulgence plénière liée à ce dimanche ?

En 2002, la Pénitencerie apostolique a accordé une indulgence plénière, sous les conditions habituelles, aux fidèles qui participent le deuxième dimanche de Pâques à une pratique de piété en l’honneur de la Divine Miséricorde ou récitent devant le Saint-Sacrement le Notre Père, le Credo et une invocation à Jésus miséricordieux.

Les conditions comprennent la confession sacramentelle, la communion eucharistique, la prière aux intentions du pape et le détachement de tout péché, même véniel. Des dispositions adaptées sont prévues pour les malades et les personnes légitimement empêchées.

Ni automatisme, ni permission de pécher

La confession remet la faute et réconcilie avec Dieu. L’indulgence concerne la peine temporelle liée à des péchés déjà pardonnés. Elle suppose un cœur converti et ne s’achète pas, ne remplace pas le sacrement et ne garantit pas le salut par une formalité.

Le tribunal de la Miséricorde et le banquet pascal

Pourquoi confession et Eucharistie sont-elles centrales ?

La Miséricorde n’est pas seulement un message à admirer : elle est donnée par des moyens concrets. Dans la confession, le Ressuscité rejoint le pécheur par le ministère confié aux Apôtres. Il faut reconnaître ses fautes avec vérité, regretter le mal, vouloir s’en détourner et recevoir l’absolution.

Dans l’Eucharistie, Jésus donne son Corps et son Sang. Le sacrifice dont parle le chapelet devient présence sacramentelle et communion. La dévotion serait déséquilibrée si elle multipliait les prières tout en négligeant la messe dominicale ou l’état de grâce nécessaire à une communion fructueuse.

  • faire un examen de conscience sans désespérer de soi ;
  • recevoir le pardon sacramentel lorsque l’on a conscience d’un péché grave ;
  • réparer autant que possible le tort causé ;
  • participer pleinement à la messe du dimanche ;
  • prolonger la communion par une œuvre de miséricorde.

La confiance n’est pas une technique de résultat

Comment comprendre les promesses rapportées par sainte Faustine ?

Le Journal associe de grandes promesses à l’image, au chapelet, à la fête et à l’Heure. Elles doivent être reçues dans l’ensemble de la foi catholique. Dieu est libre, sage et bon ; la prière ne le contraint pas et ne transforme pas une formule en contrat.

La confiance inclut la conversion, l’humilité et l’accord avec la volonté divine. Le Journal lui-même précise, à propos des demandes liées au chapelet, qu’elles sont exaucées si elles sont compatibles avec la volonté de Dieu. Une guérison non obtenue n’accuse donc pas le malade d’un manque de foi.

La promesse la plus profonde n’est pas l’absence de toute épreuve, mais la présence salvatrice du Christ, la grâce de revenir à lui et l’espérance à l’heure de la mort.

Intercéder au seuil de l’éternité

Pourquoi prier le chapelet auprès des mourants ?

Faustine priait souvent pour les personnes proches de la mort et rapporte des promesses particulières liées au chapelet récité auprès d’elles. Cette intercession confie l’âme au Sauveur, demande la grâce du repentir et rappelle que personne n’est hors de portée de la Miséricorde.

La prière ne remplace ni les soins palliatifs, ni l’accompagnement humain, ni les sacrements. Lorsque cela est possible, il convient d’appeler un prêtre pour la confession, l’onction des malades et le viatique. Il faut aussi respecter la conscience, le repos et l’état de la personne.

Une présence silencieuse, une main tenue et quelques paroles de l’Évangile peuvent être une véritable œuvre de Miséricorde. On ne récite pas pour forcer une âme, mais pour l’entourer de l’amour de l’Église.

La Miséricorde reçue devient Miséricorde donnée

Quelles sont les œuvres de miséricorde ?

Jésus proclame heureux les miséricordieux et s’identifie aux plus petits. La dévotion ne peut donc rester devant une image. Faustine résume l’exercice de la Miséricorde par l’action, la parole et la prière.

Les œuvres corporelles

Nourrir, accueillir, vêtir, visiter les malades et les prisonniers, accompagner les défunts et secourir toute détresse concrète.

Les œuvres spirituelles

Conseiller avec prudence, instruire, consoler, reprendre avec charité, pardonner, supporter patiemment et prier pour les vivants et les morts.

La parole miséricordieuse

Dire la vérité sans humilier, refuser la calomnie, demander pardon et rendre une espérance réaliste.

La justice restaurée

La Miséricorde ne protège pas l’abus. Elle défend la victime, demande réparation et cherche une conversion qui respecte la vérité.

Le chapelet implore la Miséricorde pour le monde ; nos mains doivent ensuite devenir une partie de la réponse.

Approcher sans peur de la source

Quelles grâces demander pendant cette neuvaine ?

  • la conversion et la grâce d’une confession sincère ;
  • la confiance pour une personne écrasée par la honte ou le désespoir ;
  • la réconciliation d’une famille ou d’une communauté ;
  • la force de pardonner sans nier la justice ni le danger ;
  • la paix et les sacrements pour les mourants ;
  • la consolation des malades et de ceux qui les soignent ;
  • le retour à l’Église de ceux qui s’en sont éloignés ;
  • la fidélité des prêtres et des personnes consacrées ;
  • le repos et la purification des défunts ;
  • un cœur capable d’accomplir chaque jour une œuvre de miséricorde.

Confiance, intercession et conversion

Comment prier la neuvaine de la Miséricorde divine ?

  1. Choisissez un temps fidèle. Du Vendredi saint à la veille du deuxième dimanche de Pâques, ou durant neuf jours à une autre période.
  2. Entrez dans la présence de Dieu. Faites le signe de la Croix et invoquez l’Esprit Saint.
  3. Lisez la Parole. Laissez l’Évangile interpréter la dévotion et révéler le visage du Père.
  4. Présentez l’intention du jour. Portez les personnes devant Dieu sans les juger ni les enfermer dans une catégorie.
  5. Priez avec la vidéo. Utilisez-la comme soutien, en gardant aussi un silence personnel.
  6. Récitez le chapelet. Appuyez votre demande sur la douloureuse Passion de Jésus.
  7. Confiez votre intention. Demandez avec foi et demeurez ouvert à la volonté de Dieu.
  8. Posez une œuvre de miséricorde. Choisissez chaque jour une action, une parole ou une prière concrète.

Un jour manqué ne détruit pas la neuvaine. Reprenez avec simplicité. La perfection recherchée n’est pas celle du calendrier, mais celle d’un cœur qui revient au Christ et apprend à aimer.

Porter le monde au Cœur de Jésus

Un parcours spirituel pour les neuf jours

  1. Jour 1 — Toute l’humanité, spécialement les pécheurs

    Parole : Luc 15, 1-32.

    Contemplez le Père qui cherche, attend et court. Priez pour ceux qui se croient indignes du pardon et pour votre propre conversion.

    Acte : préparer une confession ou faire un premier pas de retour vers Dieu.

  2. Jour 2 — Les prêtres et les personnes consacrées

    Parole : Jean 21, 15-19.

    Demandez pour les ministres fidélité, humilité et courage, et pour les consacrés un amour renouvelé de leur vocation.

    Acte : prier pour un prêtre sans idéaliser ni condamner.

  3. Jour 3 — Les âmes fidèles

    Parole : Jean 15, 1-11.

    Confiez ceux qui persévèrent silencieusement. Que leur fidélité demeure enracinée dans la grâce et non dans l’orgueil.

    Acte : remercier une personne dont la foi vous soutient.

  4. Jour 4 — Ceux qui ne connaissent pas encore le Christ

    Parole : Actes 17, 22-34.

    Priez dans le respect de leur conscience. Demandez que votre témoignage révèle Jésus par la vérité, l’écoute et le service.

    Acte : poser un geste gratuit envers une personne différente de vous.

  5. Jour 5 — Les chrétiens séparés de la pleine communion

    Parole : Jean 17, 20-23.

    La division blesse le Corps du Christ. Demandez l’unité dans la vérité et la charité, sans mépris des autres communautés chrétiennes.

    Acte : refuser une parole polémique et prier pour l’unité.

  6. Jour 6 — Les doux, les humbles et les enfants

    Parole : Matthieu 11, 25-30.

    Jésus révèle le Père aux petits. Confiez les enfants blessés, les personnes vulnérables et ceux qui servent sans bruit.

    Acte : protéger ou écouter une personne dont la voix compte peu.

  7. Jour 7 — Ceux qui honorent et annoncent la Miséricorde

    Parole : Matthieu 5, 1-12.

    Demandez que toute dévotion devienne pardon, justice et proximité, sans recherche de prestige spirituel.

    Acte : accomplir discrètement une œuvre corporelle ou spirituelle.

  8. Jour 8 — Les âmes du purgatoire

    Parole : 2 Maccabées 12, 43-46.

    Confiez les défunts à la purification de l’amour divin et rendez grâce pour la communion qui unit l’Église au-delà de la mort.

    Acte : faire célébrer une messe ou offrir une prière pour un défunt oublié.

  9. Jour 9 — Les âmes devenues tièdes

    Parole : Apocalypse 3, 14-22.

    La tiédeur n’est pas seulement celle des autres. Demandez que Jésus ranime en vous le désir, la décision et la charité.

    Acte : reprendre une fidélité concrète abandonnée.

Puiser à la source du salut

Prières complémentaires à la Miséricorde divine

Prière d’ouverture

Père riche en Miséricorde, tu as livré ton Fils pour nous réconcilier avec toi. Pendant ces neuf jours, conduis-moi au Cœur ouvert de Jésus. Par l’intercession de sainte Faustine, apprends-moi à recevoir ton pardon, à te faire confiance et à devenir miséricordieux en action, en parole et en prière. Amen.

Acte de confiance

Jésus Miséricordieux, je ne m’appuie ni sur mes mérites ni sur mes émotions, mais sur ton amour révélé par la Croix. Je te présente mes péchés, mes blessures et mon avenir. Donne-moi de croire à ton pardon, d’accomplir ta volonté et de répéter dans l’épreuve : Jésus, j’ai confiance en toi. Amen.

Prière pour les pécheurs

Jésus, bon Pasteur, cherche ceux qui se sont perdus et ceux qui n’osent plus revenir. Brise l’endurcissement sans briser la personne, éclaire les consciences et ouvre le chemin de la réconciliation. Fais de ton Église une maison où la vérité libère et où le pardon relève. Amen.

Prière pour les mourants

Seigneur Jésus, toi qui as traversé la mort, demeure auprès de ceux qui entrent aujourd’hui dans leur dernière heure. Donne-leur la paix, le repentir et la confiance. Soutiens leurs proches et ceux qui les soignent. Que ton sang et ton eau soient pour eux source de vie éternelle. Amen.

Prière pour devenir miséricordieux

Esprit Saint, rends mes yeux attentifs à la détresse, mes oreilles disponibles, ma parole vraie et douce, mes mains généreuses et mes pieds prompts à servir. Garde-moi d’une compassion sans actes et d’une justice sans amour. Forme en moi le Cœur du Christ. Amen.

Prière finale

Dieu éternel, dont la Miséricorde est infinie, augmente en nous l’œuvre de ta grâce. Que nous ne désespérions jamais de ton pardon et n’en prenions jamais prétexte pour demeurer dans le péché. Par Jésus-Christ, mort et ressuscité pour nous, fais de notre vie une offrande de confiance et de charité. Amen.

Questions fréquentes

Mieux comprendre la neuvaine de la Miséricorde divine

Quand commence la neuvaine de la Miséricorde divine ?

Traditionnellement, elle commence le Vendredi saint et s’achève le samedi précédant le deuxième dimanche de Pâques, appelé Dimanche de la Divine Miséricorde. Elle peut aussi être priée à toute autre période pour une intention particulière.

La neuvaine et le chapelet de la Miséricorde sont-ils identiques ?

Non. Le chapelet est une prière précise récitée sur un chapelet ordinaire. La neuvaine est un parcours de neuf jours. On prie habituellement le chapelet chaque jour de la neuvaine en l’unissant à l’intention particulière du jour.

Pourquoi prie-t-on à 15 heures ?

Quinze heures rappelle traditionnellement l’heure de la mort de Jésus. L’Heure de la Miséricorde invite à méditer sa Passion, même brièvement. Le chapelet peut cependant être prié à toute heure et quinze heures n’est pas une heure magique.

Que signifient les rayons rouge et pâle de l’image ?

Selon le Journal de sainte Faustine, ils renvoient au sang et à l’eau jaillis du côté transpercé du Christ. Ils évoquent son sacrifice, l’Eucharistie, le Baptême et le don de l’Esprit Saint.

La Miséricorde dispense-t-elle de se confesser ?

Non. La Miséricorde appelle à reconnaître le péché, à s’en détourner et à recevoir le pardon. Pour les péchés graves commis après le baptême, la voie ordinaire voulue par le Christ est le sacrement de réconciliation.

Que faut-il faire le Dimanche de la Divine Miséricorde ?

Le centre est la messe du deuxième dimanche de Pâques : écouter l’Évangile, recevoir le pardon sacramentel lorsque nécessaire, communier en état de grâce et accomplir des œuvres de miséricorde. Les dévotions soutiennent cette célébration sans la remplacer.

Une indulgence plénière est-elle accordée ce dimanche ?

Oui, aux conditions établies par l’Église : confession sacramentelle, communion eucharistique, prière aux intentions du pape, détachement de tout péché et pratique de piété prescrite en l’honneur de la Divine Miséricorde. L’indulgence n’est ni un pardon automatique ni un remplacement de la confession.

Faut-il recommencer si l’on manque un jour ?

Non. Reprenez simplement ou prolongez la neuvaine d’un jour. Dieu n’est pas lié à une mécanique de neuf jours : il accueille une prière confiante, persévérante et tournée vers la conversion et la charité.

Pour approfondir avec des sources fiables

Sources et repères

L’homélie de Jean-Paul II pour la canonisation de sainte Faustine relie les rayons de l’image au sang et à l’eau du côté du Christ, au sacrifice eucharistique, au Baptême et à l’Esprit Saint. L’homélie de Łagiewniki en 2002 replace ce message dans l’espérance chrétienne face au mal.

Le décret de la Pénitencerie apostolique du 29 juin 2002 donne les conditions exactes de l’indulgence liée au Dimanche de la Divine Miséricorde et souligne la confession, l’Eucharistie, le détachement du péché et les œuvres de charité.

Les explications pratiques sur la neuvaine, le chapelet et l’Heure de la Miséricorde sont proposées par les Pères mariens de l’Immaculée Conception, promoteurs historiques de cette spiritualité. Les paroles attribuées à Jésus restent des révélations privées et se lisent toujours à la lumière de la foi de l’Église.

Continuer après le neuvième jour

Faire de la Miséricorde une règle de vie

Revenir aux sacrements

Gardez un rendez-vous régulier avec la confession, la messe dominicale et l’Évangile. L’invocation « Jésus, j’ai confiance en toi » prendra ainsi racine dans une vie reçue du Christ.

Choisir une œuvre concrète

Visitez une personne seule, pardonnez une offense, soutenez une famille ou accompagnez un malade. La Miséricorde devient crédible lorsqu’elle prend chair.